Description
Plus de 250 millions d’enfants travaillent dans le monde, dont plus de 150 millions dans des conditions dangereuses. Par ailleurs, chaque année, plus d’1 million de ces enfants seraient victimes de la traite d’êtres humains. La nature du travail des enfants, en dehors de son caractère illégal, est dévalorisant, oppressant, vieillissant précocement, dévastateur, destructeur, etc. En Afrique, des millions d'enfants sont exploités dans des plantations, ce qui leur arrache leur enfance.
Spécifiquement, en Côte d'Ivoire, des milliers d'enfants d'enfants ivoiriens ou ressortissants de la sous-région Ouest-Africaine travaillent (depuis la préparation des terres, jusqu'à la récolte en passant entre autre par l'entretien des plantations) dans les plantations de cacao ou de banane.
Ils (les enfants) croupissent sous le soleil et la pluie, bien souvent le ventre vide, de lourds fardeaux dans le dos ou sur la tête, au service des parents, tuteurs ou maîtres qui sont le plus souvent les bénéficiaires des revenues issues de cette exploitation.
La place des enfants n'est ni dans les plantations, ni sur les chantiers de construction encore moins dans les ateliers de soudure, de menuiserie, etc.
Ces travaux sont responsables du vieillissement précoces des victimes, réduisant ainsi leur expérience de vie . Privant ainsi le pays, l'Afrique et le monde en des valeurs que ces enfants auraient été s'ils avaient été où ils devraient être, dans une famille et recevant une instruction adéquate.
Objectifs de la revendication (Améliorer)
Tirer sur la sonnette d'alarme pour attirer l'attention des dirigeants sur les conséquences à long terme du travail des enfants. Ces conséquences sont non seulement sur les enfants mais aussi sur l'économie du pays, du continent. Une population vieille précocement ne peut garantir la durabilité de la production et donc la croissance économique dans le temps.
Au delà des textes qui existent et qui interdisent le travail des enfants, les collectivités locales doivent être mise à contribution pour dénoncer publiquement et décourager par tous les moyens le travail des enfants dans les plantations. L'implication des collectivités locales est incontournable si on veut que le message de "non au travail des enfants" atteignent les populations à la base. Les chefs de villages et de quartiers de villes doivent être sensibilisés et recrutés à la cause de la protection des enfants pour ensuite être capable de veille. Le gouvernement doit aussi garantir l'application des sanctions prévues aux responsables de l'exploitation et/ou du trafic des enfants.