Description
En 2011, le gouvernement du Québec décidait de la création d'un registre des erreurs médicales publié 2 fois par an. En 2014, il a été décidé de ne publier ce registre qu'une fois par an. Il y aurait 500000 incidents dans le système de santé québécois signalés par an, impliquant plusieurs centaines de décès qui auraient donc pu être évités. Un registre des erreurs médicales permet de recenser les erreurs les plus fréquentes et les pratiques, ainsi que les praticiens, les plus à risque.

Nous, usagers du système de santé, devrions pouvoir nous renseigner sur les dangers qu'impliquent un médicament ou une opération, et aussi sur les incidents attribués à un médecin. En restreignant la publication de ce registre, le ministère nous a laissé savoir que le fait que nous soyons bien informés n'a guère d'importance à ses yeux. Pourtant, cette opacité de l'information ne profite qu'aux médecins et aux sociétés pharmaceutiques.

L'avocat Jean-Pierre Ménard, qui œuvre dans le domaine des erreurs médicales depuis longtemps et qui a longtemps milité pour la création de ce registre, explique que « les médecins n'ont pas la déclaration facile. » Le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec en 2011, Yves Bolduc, reconnaissait que les établissements de santé « étaient hésitants à rendre l'information disponible». Pourtant, la transparence du corps médical tend à faire baisser le nombre de poursuites....
Objectifs de la revendication (Améliorer)
Obtenir la publication 4 fois par an du registre des erreurs médicales au Québec ! Ce registre doit être accessible en tout temps à tous les citoyens et offrir des moyens de recherche par médicament, pratique, établissement et praticien. Nous demandons en outre que tout décès dû à une erreur médicale soit l'objet d'une enquête indépendante visant à déterminer ses causes et les moyens d'y remédier à l'avenir. La dissimulation d'un incident ou accident médical doit entrainer des poursuites proportionnelles à la gravité de l'erreur, allant jusqu'à entrainer l'interdiction d'exercer du praticien et des conséquences pénales. Ainsi les citoyens pourront-ils s'informer adéquatement avant de prendre une décision médicale.